Deuxième marche :

L’Éveil Magique

 

Transition entre 1re et la 2e marche.

Pour comprendre la deuxième marche, il faut bien comprendre la première. Sur la première marche, notre motivation était la peur de souffrir alors un nouveau mode de vie basée sur « comment éviter le danger » est apparu. 

   

Vers la deuxième marche : nous sommes tannés d’être l’esclave de la peur du mal et de ces gourous qui la prône alors, nous nous éveillons à une autre polarité : celle que le « bien existe » et que « l’amour » qui est le bien absolu gouverne. Nous quittons donc ces oiseaux de malheur qui vivent à nos dépens, du bien et du bon qu’il y a en nous; ce bien et ce bon que nous n’acceptions pas facilement à cause de la « culpabilité » et de la mauvaise opinion que nous avons de nous-mêmes.

  

À ce stade, nous percevons intérieurement qu’à garder l’accent sur le mal, le bien que nous ne comprenons pas encore, peut difficilement nous apparaître. Ce bien, passe par une nouvelle manière de voir le monde, c’est-à-dire par les belles et bonnes choses saines de ce monde.

 

Nous croyons maintenant que nous arriverons à être plus heureux en cultivant et recherchant l’amour par le beau et de bon qu’il y a en nous et autour de nous. À cette étape, le « bien » par l’amour du moi est notre maître.

 

Nouveaux points d’intérêt.

La nature, le naturel, les amis qui s’impliquent dans des causes humanitaires, le bénévolat, souvent l’écologie et l’alimentation commencent à nous intéresser; nous nous impliquons vers et avec ceux qui nous semblent vouloir aller mieux. Nous voulons être « les bons », nous associer aux bons pour récolter ce bon que nous allons semer.

 

Notre vie prend une autre direction et s’améliore. Nous suivons toujours quelqu’un, un enseignant ou un enseignement, parce que nos connaissances sont encore très limitées et que la réponse à presque tous nos besoins passe par les autres. Nous savons maintenant une chose : que nous devons nous aimer plus pour que tout aille mieux et être moins « victime »

 

Le mot magique.

Cette deuxième marche, est le temps des cours, des formations et des rencontres de toutes sortes. Le magasinage commence, nous cherchons un moyen facile d’être bien qui nécessite peu de compréhension. La magie est souvent recherchée et les vendeurs de magie courent les rues. Le mot « amour » est placé à toutes les sauces, c’est le mot magique qui ouvre toutes les portes.

 

Les livres de recettes du style « Devenez riches en trois jours » pullulent; les cristaux, les tarots, les voyants, les médiums, les énergies, les chakras, peu importe, nous voulons seulement quelqu’un qui nous parlera d’amour.Nous voulons  seulement entendre : « laisse-moi faire, tout ira très bien » ; nous avons tellement besoin que tout aille bien.

 

Nous sommes prêts à tout pour entendre cette phrase : « votre mauvaise partie de vie se terminera bientôt, vous rencontrerez l’âme sœur, vous recevrez une grosse somme d’argent, votre patron vous reconnaîtra enfin, vous aurez une promotion, etc. ».

 

Nous avons tous notre passe magique, que ce soit un bon placement à des rendements fabuleux, un bon thérapeute qui fait des miracles, une bonne pilule, une plante exotique, ou encore un miraculeux transfert d’énergie.

 

À cette étape, nous voulons voir l’amour dans tout : l’eau, l’air, la terre, le feu, d’autres planètes et même l’argent. Nous imaginons des anges, des archanges ou des extra-terrestres qui les habitent et nous protègent, ils vont nous sauver, comme par magie, nous les élus; ils sont souvent représentés ou canalisés par un « être » dit supérieur. Nous voulons par magie voir l’éternel dans l’éphémère, l’irréel devenir réel.

 

Résumé :

1— Nous reconnaissons qu’il y a du bon et du bien en ce monde, l’amour du moi par soi-même et par les autres est très important, si nous sommes aimés nous serons moins « victimes » des autres.

 

2— Nous avons plus confiance en la vie, parce qu’il y a assurément, nous semble-t-il, un Dieu d’Amour qui gouverne ce monde, donc il y a certainement de bonnes choses aussi.

 

3— Nous avons plus confiance en nous-mêmes, parce qu’il y a des gens qui nous font remarquer ce qu’il y a de beau et de bon en nous, et que pour cela, nous méritons de bonnes et belles choses dans notre vie.

 

** Sur la deuxième marche, nous prenons conscience du bien et du mal, mais que le bien gouverne, c’est comme si un ange ou une lumière d’amour magique nous protégeait du mal.