Première marche :

 

L’Éveil-Choc

 

 

Pourquoi cet éveil par un choc?

 

Pendant plusieurs incarnations, nous voguons sur les flots du temps et de l’espace sans nous poser de questions; quand la majorité va à gauche, nous allons à gauche; quand la majorité va à droite, nous allons à droite. Nous suivons la masse des gens, qui eux, ne s’intéressent qu’à « survivre » ou à « jouir de la vie au maximum ». Vivre ainsi, sans trop de réflexion, amène généralement de gros problèmes d’argent, de relations, d’éthique et même de santé.

 

Quand nous avons fait le tour de tout ce qui « excite », nous remarquons que ce qui nous enthousiasmait au début a de moins en moins d’intérêt. Avec le temps, nous découvrons que « plus ça change, plus c’est pareil » et qu’il y a souvent plus de souffrances que de plaisirs à vivre de cette manière.

 

Décider de s’éveiller

 

Remédier à ce qui ne va pas devient la motivation qui nous incite à changer nos habitudes de vie. Que ce questionnement vienne à cause d’un problème de santé mineur ou majeur tels un accident ou un cancer, que ces problèmes soient d’ordre esthétique ou de dépendance, comme trop d’alcool, de drogues ou de médicaments, ou des problèmes d’ordre financiers, de couples ou familiaux, ce questionnement vers un changement ouvre la porte de l’éveil.

 

Dans une première étape, pour être plus paisible et sachant inconsciemment que le bien et le mal existent, nous choisissons de respecter de plus en plus les lois sous toutes leurs formes. Ici commence cette recherche simplement par le « désir de moins souffrir », c’est-à-dire, rencontrer moins de conflits et de « mal-être » dans nos vies.

 

 Approches à l’éveil-choc.

 

Que ce soit par une approche physique, une approche émotive ou une approche religieuse, que cette approche passe par les médias, le médecin, le psy, le prêtre ou un gourou, cela n’a pas d’importance; l’important est ce temps d’arrêt et de questionnement. « Comment ne plus souffrir? »

 

Sur cette première marche, nous prenons conscience que nous vivons dans la dualité, c’est-à-dire dans la conscience du « bien et du mal », mais nous croyons que le « mal » gouverne, et c’est à cet instant que la « peur du mal par la souffrance » devient notre maître.

 

À ce stade nous cherchons ou nous joignons des gens ou des groupes qui parlent de comment régler nos problèmes de maladies, de pertes, de catastrophes. Comme nous pensons que le « mal » semble plus fort que le bien, la raison dit de s’en protéger. Alors « pour se protéger du mal, il faut le surveiller », mettre l’accent surtout sur ceux et celles qui connaissent ou semblent connaître se dit mal. Nous ne voulons plus souffrir et nous sommes prêts à écouter tout être qui « semble » en savoir plus que nous sur ce qui nous semble dangereux.

 

Ces gourous du mal nous vendent des illusions, des assurances et des protections de toutes sortes. À cette étape, nous choisissons souvent des religions basées sur la peur de la fin des temps; même des gens s’isolent dans des endroits ou le ou les élus prient tous les anges du ciel, de « nous protéger de la damnation que nous mériterions à cause de nos nombreux péchés antérieurs ».

 

À ce stade, que nous soyons croyants ou non, inconsciemment, nous choisissons de servir un patron, un gouvernement, un conjoint, un gourou ou un dieu qui nous discrédite fortement pour garder cette emprise sur nous. Ces maîtres de la peur font toujours référence à nos erreurs passées pour garder bien présent notre très fort « sentiment de culpabilité ».

 

Résumons :

 

1— Pour avoir moins peur, nous mettons l’accent sur ce qui nous fait peur dans les journaux, la télévision, les médias en général.

2— Pour avoir moins peur, nous remettons notre vie, notre jugement, notre temps, notre santé et notre argent entre les mains de gens qui ont encore plus peur que nous.

3— Pour avoir moins peur, nous appelons la peur « être réaliste » et au lieu d’avancer par amour pour nous, nous avançons par la « culpabilité ou la peur de perdre » notre conjoint, notre santé, notre argent ou notre liberté.

 

** Sur la première marche, nous prenons conscience du bien et du mal et « la peur du mal nous hypnotise », c’est comme si « se sentir coupable et avoir peur de souffrir » était une forme de protection.